R.I.T.O.U.R.N.E.L.L.E

R.I.T.O.U.R.N.E.L.L.E
1,2,4,8, je chante, je danse. 2,3,5,7, je danse, je chante ! Douce transe, pas de danse, je suis fée au royaume des mortels.
J'aime les vers d'Octobre et les feuilles aussi quand elles tombent. Meurent-elles vraiment, en fait ? Moi je dis, je n'en sais rien, peu m'importe finalement. Je ne suis pas née feuille je ne mourrai pas feuille
J'aime les réflexions insensées et les pensées inutiles, incomprises, j'aime l'incohérence et tout ce que vous n'aimez pas
Lexomil est mon ami comme tout ce qui finit en «il» Surtout comme Lui, comme Il.
Je ne sais trop qui je suis, qui sont ces «moi » que j'aperçois.
Ma vie, cette ritournelle, vouloir des ailes, je l'aime Elle.
J'entends leurs mots, j'entends les miens, bourdonnements. Nous sommes abeilles, peut-être fourmis. Peut-être Autrui..
L'incohérence est tellement belle !
Je n'aime guère notre monde, il sent mauvais, nauséabond.
Je n'aime pas le parfum, trop étudié, ça prend le nez je perds la tête, je tombe à terre, un bruit sourd, lourd, le sol n'est pas velours.
J'aime me dire que je suis folle, névrosée disent certains
Je n'aime pas dire que je suis normale, je ne suis pas vous, non, tu vois, pas vous, pas toi, pas moi. Je suis moiS avec un S parce que c'est mieux.
J'invente des mots, des rires, des paroles, des sons comme ça dans les arcs en ciels. J'aime parler aux oiseaux, aux tortues, je n'aime pas les poissons, je ne suis pas Ondine.
Ma bulle n'est pas de savon, j'essaie parfois de souffler comme dans les jouets que l'on gagne aux fêtes foraines, ma bulle ne grossit pas,. Pourquoi ? Quoi ? Comment ? Où ? Je ne sais pas. Pourquoi comprendre ?
Où va le monde, mon monde, mes mondes ?
Les modes, les pleurs, les joies, les moeurs, où tout cela va ? Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Homme, animal, banal, brutal, fatal. Guerres, trêves, peu importe j'aime le flou, la fumée, la violence et la boue.
Photographie immense qu'est le monde, mystère suprême des cieux, mon Amour, toi, au loin, là-bas, ici, ou là, je ne sais pas, crois tu, qu'un jour, on se rencontrera ? Parle-moi, écoute-moi, viens là, existe pour moi, ne m'oublie pas.
Valentine ou Valentin, qu'importe le sexe, je veux juste une main tendue quelque part, au loin.
Ta peau, la mienne, fusion, passion, je t'aime, je m'aime, je nous aime. Tu crois ? En moi ? Toi ? Moi ? Nous ? Quoi ? Pourquoi ? Caresses ultimes, souffles coupés, tu crois que tu as déjà tant aimé ?
Savoir, pouvoir, saveur, bonheur, fraîcheur, malheur, couleur, je te veux, là tout près, tout loin. Beau, belle, je veux l'infini, je vois, je sens, je vois le noir, le gris, le vent, je sens ta peau, je vois mes peurs, j'ai froid, prends-moi, j'ai peur, j'ai peur. Aide-moi, aide-toi. Cachets, douleur, frayeur, langueur, frisson, mourrons, serre-moi, j'ai froid......

***************************************texte + photo : Molkocaine*****************

# Posté le dimanche 24 avril 2005 13:05

Modifié le lundi 02 mai 2005 17:39

My SwEeT PrInCe

My SwEeT PrInCe
Lorsque le Petit Prince cesse de faire le grand prétentieux intouchable...
Lorsque le Petit Prince laisse tomber son masque maquillé admirable...
Lorsque le Petit Prince ouvre son coeur craquelé de fissures...
Lorsque le Petit Prince laisse s'échapper ses blessures...
Lorsque le Petit Prince est trop gorgé de douleurs...
Lorsque le Petit Prince ne peut retenir ses pleurs...

My SwEeT PrInCe . . . YoU ArE ThE oNe


(retouches de la photo : moi)

# Posté le samedi 23 avril 2005 14:36

Modifié le lundi 02 mai 2005 17:41

Lettre à mon arrière grand-mère

25 mars 2005, à Couffinal

Cela fait bien longtemps déjà que tu es partie si loin, trop loin. Les années passent vite, comme si tu étais là. Je n'ai jamais su te dire je t'aime, j'ai toujours eu cette fierté ridicule, si ridicule qu'elle t'a fait partir sans même savoir que je t'aimais. Le savais-tu cela ? Le sais-tu ? je te le dis aujourd'hui, enfin je l'écris. Il y'a quelques années, j'ai posé ce poème sur ta tombe. Il y avait beaucoup de vent ce jour-là, je m'étais cachée pour te l'écrire, pour tout bien décorer. J'avais pris le vélo en ne voulant pas dire où j'allais. Je suis venue te trouver, dans ta maison de marbre. Elle était si fleurie, ta maison ! C'était tellement beau ! Le vent avait fait tomber quelques vases, comme s'il te demandait de les ramasser. J'ai attendu pour voir si tu venais, en vain. Je ne savais pas que tu étais timide, mémé. J'ai posé mon poème entre deux vases, pour que le vent ne l'emporte. Je voulais que tu le lises, je suis sûre que tu l'as lu.

Tu sais, en 7 ans, les choses ont bien changé. Papa n'est plus le même. Quelquefois je prie pour que tu ne le vois pas. Tu ne devrais voir que les belles choses, comme une récompense, un joli livre que tu lirais... Mais tu le vois à papa, n'est-ce pas ? Parfois j'ai peur qu'il s'en aille, et d'autres fois, je prie pour que Dieu l'emporte. Je l'aime et je le hais, Papa, tu sais. J'ai honte d'être ce je suis, pardonne-moi. J'espère que tu n'as pas trop mal de me voir et de le voir ainsi, que tu ne t'en veux pas de ne pas l'avoir pressenti. Je suis sûre que l'on n'aurait pu changer les choses, la vie se fait, on ne peut la changer. Parfois je veux partir, je ne sais où. Peut-être dans une autre ville, un autre pays..un autre monde. Tu crois que tu pourrais me tendre une main et m'emmener ? Comme la grand-mère dans la petite marchande d'allumettes. Je l'aime beaucoup cette histoire. Tu l'aimais aussi d'ailleurs.

Quand je vais chez Manou, ce qui est de plus en plus rare, je n'ose pas rentrer dans ta chambre, tu sais. Ils l'ont réaménagée, elle est à Nicolas désormais. Parfois, je leur en veux d'avoir effacé tout ton vécu dans cette pièce. C'est là que tu dormais, c'est là que tu riais, c'est là que tu pleurais. Tu te souviens, mémé, c'est dans cette chambre que tu m'avais donné le bonbon rouge. Je l'avais pris, insouciante, et je l'ai avalé, sans faire exprès. J'ai failli partir bien avant toi ce jour-là ! Manou t'a beaucoup grondée, je m'en souviens, elle t'en voulait de m'avoir donné ce bonbon qui a bien failli m'emporter tout là haut. Tu te souviens aussi, cette chambre, c'est de sa fenêtre que tu es tombée ; tu t'es beaucoup blessée, le verdict est tombé, os cassé. Mais tu as été très courageuse, et tu as guéri. Bien sûr, rien n'a plus jamais été comme avant. Tu as eu des difficultés à marcher, à parler, à comprendre. Mais tu étais toujours là, mémé. Je t'avoue que j'ai eu peur de ce que tu étais devenue, tu sais, je voyais en toi, une dame aux cheveux longs et blanc ; et cette canne que tu traînais partout ! Je m'en souviens bien, elle était marron foncé. Tu passais tes journées assise sur le premier fauteuil du salon, je n'ai jamais su à quoi tu pensais.. je ne te l'ai jamais demandé. Je me souviens que Nicolas était méchant avec toi, et que moi aussi je l'étais. J'avais peur tu sais, mémé. Je n'aimais pas te voir là, à ne plus entendre, à ne plus comprendre. Je t'en voulais beaucoup...

7 ans que tu es partie... je me souviens être venue te voir à l'hôpital. Cette chambre, si blanche, et toi, si pâle. Tous ces tuyaux qui t'aidaient à respirer, à manger, cette sonde pour que tu évacues les impuretés de ton corps. Je crois que j'ai souffert, en te voyant ainsi. Je ne m'en suis pas rendue compte sur le moment, je crois que j'étais fière encore une fois. Je ne reconnaissais même plus la dame aux longs cheveux blanc du fauteuil, tu étais devenue quelqu'un d'autre.. encore quelqu'un d'autre... peut-être étais-tu toujours la même, mais plus proche de la mort... Je suis venue te voir 2 fois à l'hôpital. Jamais 2 sans 3, le dicton ne fonctionne pas à chaque fois. Pour moi, pour toi, pour nous, il n'y a jamais eu de 3è fois...

Je suis rentrée de l'école un jour, papa et maman semblaient si tristes. Ce n'est que le soir qu'ils m'ont dit «mémé Bonne est morte». Je ne me souviens pas avoir pleuré. Je n'ai très certainement pas pleuré. J'avais encore cette fierté qui me dominait. La dame branchée de l'hôpital était partie, et alors ? Moi, ma mémé, mémé Gabrielle, mémé Bonne, elle était probablement encore dans sa chambre, à compter ses bonbons de couleur qu'elle n'avait pas le droit de me donner...

Mon 1er enterrement, c'était le tien. Je me souviens que tu étais dans la chambre, on t'avait ramenée de l'hôpital. maman, papa, tonton, tati, manou, pépé, tous sont venus te voir. Ils voulaient sûrement te dire de jolies choses. Je ne sais pas ce que tu leur a murmuré, mais ils sont tous ressortis en pleurant. Manou était effondrée. Je crois que je n'avais jamais vu quelqu'un avoir si mal. Je ne me souviens plus très bien de tout. Je sais que je n'ai pas eu le droit de rentrer dans ta chambre. J'aurais pourtant aimé te parler. Peut-être avaient-ils tous peur que tu me redonnes un de ces bonbons... Ensuite, les messieurs en noir ont porté un grand lit en bois, tout fermé. On m'a dit que tu y dormais dedans. Ils t'ont mise dans la grosse voiture noire et ils ont avancé jusqu'au cimetière du village. Manou pleurait tellement. Je crois que je suis montée dans la Renault 5 rouge de pépé, ou alors peut-être dans la voiture de papa... Je ne sais plus. C'est tellement flou, après. Le cimetière, toutes ces maisons de marbre, toutes ces fleurs que l'on posait, toutes ces prières que l'on récitait... je me souviens avoir fait le signe de croix devant ton tombeau, sur le moment, je ne savais pas trop pourquoi. Peut-être parce que manou l'avait fait des dizaines de fois. Elle a souri quand je l'ai fait, un sourire noyé par toutes ces larmes qu'elle versait. Je suis repartie à la maison et j'ai sûrement repris ma vie de petite fille de cm1.
Je me rappelle qu'un jour, j'ai pleuré à la récréation. Parce que tu me manquais. Je crois que je commençais à comprendre que tu ne reviendrais plus...

Parfois, je pleure en pensant à toi. Comme aujourd'hui, par exemple. Ne me gronde pas, tu ne me rends pas triste. Je suis contente de te parler. J'ai grandi, mémé, tu sais. Je n'ai plus 10 ans, mais 17 aujourd'hui. J'espère que je te plais, que tu me trouves jolie. Tu le disais souvent quand tu étais encore là «comme tu es jolie !». J'espère l'être toujours à tes yeux.
Cela fait très longtemps que je ne suis pas venue pleurer devant ta maison de marbre. Je me demande si mon poème y est encore... après tous ces mois, j'en doute, je crois que je serais heureuse s'il s'y trouvait encore. J'y avais dessiné un petit ange, je crois bien. Oui, un petit angelot avec un c½ur, à droite, il me semble.

Je t'avais déjà écrit une lettre, il y'a des années. Tu sais, parfois j'essaie de te parler mais tu ne réponds pas. Alors je me dis que tu n'entends pas, c'est pourquoi je crois que t'écrire est la meilleure chose. Ainsi, je m'en souviendrai moi aussi.
Tu vois probablement ce qui nous est arrivé à la maison. Ce n'est guère réjouissant, mais je ne me plains pas. Jamais tu ne t'es plainte toi. Je vais faire comme toi, je te le promets. Il y a toujours des gens plus malheureux que soi, alors il faut se battre aussi pour eux, pour tous ceux qui n'en ont pas la force, ou le temps.
Dis, mémé, tu crois que je m'en sortirais ? Crois-tu que j'ai la force nécessaire pour y arriver ? Je pleure souvent, parfois même du sang... C'est mal... Je ne sais pas si je mérite ce que j'ai. J'ai peur de celle que je serai. Je me fais du mal, j'en fais aussi aux autres. A maman surtout, je suis ignoble avec elle. Elle est tellement gentille pourtant maman ! Je l'aime tu sais, mais je ne sais pourquoi je lui fais tout ce mal. Peut-être que je reporte le mal que me fait papa sur quelqu'un que j'aime... Je ne sais pas. Je suis, dans tous les cas, inexcusable. Crois-tu que je sois réellement méchante ? Je m'en veux d'être comme ça aujourd'hui. J'aurais voulu être comme toi, tu sais. Quelqu'un de bien, quelqu'un qui donne, sans attendre une seule seconde un retour, quelqu'un qui garde la foi, quelqu'un qui croit...

Fais un bisou à pépé Bompe s'il te plaît. Je sais que je ne l'ai pas connu, que le cancer l'a emporté à ma naissance, mais je l'aime. Oui, pépé Bompe, je t'aime aussi.

Mémé, j'espère que tu es heureuse, là où tu es, que tu es fière de ce que je suis devenue. Je sais que j'ai des défauts, tellement de défauts ! Quand j'ai trop mal, je pense à toi, et je me dis que tu ne voudrais pas que je te rejoigne, que tu préfères me voir t'écrire des poèmes, où une lettre, comme ce soir.

Je fais de mon mieux pour être Quelqu'un.
Merci d'être l'étoile à laquelle m'accrocher.
Je t'embrasse.
Je t'aime, mémé.


**************************************** Ton arrière petite fille, Charline

PS : Parfois j'ai du mal à t'apercevoir, et parfois j'ai peur, comme ce soir. Alors si tu pouvais briller un peu plus fort qu'à l'accoutumé, cela m'aiderait...
Donne-moi un peu de ta lumière ; je t'envoie mon amour dans toutes mes prières...

# Posté le samedi 26 mars 2005 05:11

Modifié le samedi 25 juin 2005 19:16

Pensées...

Pensées...
-Comment ca va Charline ?

-Et bien, cela se passe...je crois

-Oh encore tes pensées d'adolescente blessée ? Grandis un peu, il est temps !

-Si c'était si simple ! tu ne sais pas, toi, ce que c'est «grandir» tu n'as jamais été que cette voix, toujours la même, jamais un changement de tonalité, jamais tu n'as pris froid, jamais tu ne t'es enrouée... tu n'existes pas je le sais bien, tu vois, mais je suis petite encore hein ? j'ai le droit de t'entendre encore un peu ?

-Je ne sais pas, tu as bien changé crois-moi, tu n'es plus la petite fille aux grands yeux, elle vit dans le passé désormais.

-Je sais, je ne la vois plus quand je me regarde dans la glace...elle a disparu alors ? Pour toujours ? Tu crois que si je ferme les yeux et que je me crispe fort fort je ne la verrai pas ?

-Je ne pense pas, elle aime beaucoup le noir la petite fille.

-Ah.. j'ai peur du noir moi tu sais, je n'aime pas fermer les volets quand il fait nuit.

-Grandis, Charline, il est temps !

-Oui mais ... je crois que je n'en ai pas envie, j'aime bien mes peluches tu sais, surtout Noisette, l'ourson marron, je vois beaucoup de choses dans ses yeux, je suis sûre que s'il pouvait parler il aurait de belles histoires à raconter..

-Cesse de penser à des choses inexistantes !

-Ah mais il existe Noisette hein ?! Ah si si, je l'entends me parler parfois, mais enfin les autres ne l'entendent pas, c'est normal, il ne veut parler qu'à moi. J'aime bien aussi la petite fée qui s'envole quelquefois.

-Ce n'est qu'un jouet, c'est toi qui appuies sur le bouton pour la faire voler..

-Non non , je t'assure, elle décolle toute seule ! elle est si jolie, j'aurais bien aimé être comme elle moi... c'est dommage de ne pas être une fée.. Tu crois que ça grandit les fées ?

-Je crois oui.

-Elle n'a pas grandi pourtant depuis que je l'ai... Noisette non plus n'a pas vieilli... ils sont jolis eux, ils n'ont pas besoin de noir pour mettre sur leurs yeux. Tu crois que ça lui irait bien du noir, à la fée ?

-Je n'en sais rien.

-Je lui demanderai d'essayer pour voir, je suis curieuse moi. Je lui dirai d'être comme moi juste pour quelques secondes. Tu crois que si on échange les rôles, j'aurai le temps de m'envoler avec ses ailes ?

-C'est peu probable.

-Moi je suis sûre que je pourrais... mais je ne sais pas comment ça marche les ailes, c'est que je n'en ai eu qu'au carnaval sur mon dos. J'étais jolie je trouve, j'étais un peu elle ce jour là... Dis tu crois qu'elle voudrait me les prêter, parce que je n'ai pas envie de les lui voler, je ne suis pas méchante moi tu sais...

-Je crois qu'on ne peut prêter ses ailes. Prêterais-tu ton coeur à un étranger ?

-Non je ne peux pas... je ne sais pas comment le toucher mon c½ur, je ne saurais pas le lui donner... puis ce ne serait pas très bon pour l'étranger je crois, il y a des ronces dans mon coeur... et je ne sais pas jardiner...

-Courage est un bon jardinier, je le connais.

-Ah bon ? qui est Courage ? Tu crois qu'il pourrait m'aider ?

-Courage jardine chez les adultes, tu es trop petite encore, Charline.

-Oh mais, il ne voudrait même pas arracher quelques mauvaises herbes et ensuite s'en aller ? je lui présenterai la fée.. tu crois qu'ils tomberont amoureux ? dis, tu crois ?

-Courage est déjà fiancé.

-Oh...comment s'appelle-t-elle ? C'est une fée, elle aussi ?

-Elle s'appelle Force et elle n'a pas de substance, tu ne pourrais la voir même si tu le voulais très fort..

-Ah..tu crois que la petite fille aux grands yeux qui vivait dans mon miroir s'appelait Force ? parce qu'elle aussi, je ne la vois plus... Tu crois que c'est elle, Force ?

-Non, la petite fille du miroir s'appelait Charline

-Charline ? Ah comme moi ! c'est marrant ! tu crois que je peux lui parler même si je ne la vois plus ? Attends, je vais l'appeler !.......Charline ?!

-Elle ne répondra pas je pense

-Non attends, laisse lui le temps de m'entendre.... Charline ?!

**Charline...**

-Oh que je suis contente ! entends là, elle me répond ! elle m'appelle ! Charline ?!

**Charline...**

-Que je suis heureuse ! que c'est joli l'écho dans un nom !!! Je crois que Noisette serait content de lui parler ! Attends je vais le chercher !
-Charline, ce n'est pas la petite fille qui te répond... Ce n'est que l'écho de ton nom...

--Non non c'est elle je le sais ! Noisette, Noisette, viens j'ai quelqu'un à te présenter !

-Charline, Noisette ne viendra pas... Noisette est une peluche, il n'existe pas...

-Cesse tes bêtises ! et pourquoi parles-tu si doucement ?

-Parce que je vais partir moi aussi Charline, après la petite fille aux grands yeux, mon tour est venu. Charline, approche je te prie, je vais te souffler un dernier secret dans l'oreille avant de m'en aller à tout jamais :
«Noisette n'existe pas, la petite fille aux grands yeux c'était toi, je n'étais que ton ami imaginaire auquel tu parlais, grande solitaire ! Courage est dans le jardin de ton coeur, Force le surveille et l'aide... tu as grandi Charline, n'aies plus peur...»


************************************************Molkocaine*********************


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photo par Léa, que je trouve très talentueuse, merci de m'avoir autorisée à utiliser cette photo pour illustrer mon texte____________ 0 _____ ____________ _______ °
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# Posté le mercredi 23 mars 2005 11:34

Modifié le lundi 02 mai 2005 17:49

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*Parce qu'il est l'album des débuts.
*Parce qu'il est ce en quoi j'ai cru.
*Parce qu'il m'a montré ce dont par quoi, plus tard, je passerai.
*Parce qu'il m'a aidée à crier les troubles futurs qui arrivaient.
*Parce qu'il cache une réelle douceur au fond de son c½ur.
*Parce qu'il est ce je ne sais quoi qui éloigne mes peurs.
*Parce qu'il a cette jolie arrogance.
*Parce qu'il est fait de cette douce transe.
*Parce qu'il est ces chansons versatiles.
*Parce qu'il est rage juvénile.
*Parce qu'il est l'éponyme de la plus belle chose de ma vie.
*Parce qu'il m'a ouvert les portes d'un Paradis...

# Posté le lundi 28 février 2005 14:10

Modifié le lundi 02 mai 2005 17:55