B.

B.
Les non-sens flottant dans mon routinier quotidien ont un goût de chocolat blanc premier prix parfois ranse. Mes non-sens, ils ont des formes fort optues. Mes faux ongles peuvent faire mal aux fragiles muqueuses humaines, les tailler, les griffer ; cependant, mes faux ongles sont jolis...ravissants et féminins à point...
J'ai écrit à Sabri qu'une fille c'est naïf...puis j'ai rajouté que quand elle s'appelle Charline, c'est bien pire, c'est brisé...
Les non-sens polluant l'air ambiant de mon oxygène essentiel ont des parfums de fromages et de barres chocolatées. Mes non-sens sont présents et durables. Ils semblent traîner comme ça sur le blanc de la pendule. Tic toc tic toc, les non-sens entrent en moi, tic toc tic toc, les non-sens me font mal, tic toc tic toc, ils me soulèvent le coeur...peut-être qu'un jour de battre, lui aussi il s'arrêtera...tic toc tic toc, un verre d'eau chaude, tic, un deuxième, toc, un troisième...tout va bien mieux lorsque l'état est liquide. Je ne suis pas au 'liquid sky', je suis plus bas, dans le vil lieu aux sucs toxiques...là tout à droite de mon coeur...mes non-sens amplissent ma tête tout autant que ma poubelle interne...sauf que tout là haut, dans ma boîte à peines, ils ne disparaîtront pas...
qu'importe...ce n'est pas en souffrant que l'on prend du poids...

tic toc les pas dans le couloir
tic toc le lavabo, le miroir
tic toc, et ce voile dans ses yeux
tic toc ses doigts tout au fond de sa gorge
tic toc elle est stupide, laide et dégoûtante
mais tic toc...ce n'est pas de sa faute...
elle est juste ce qu'elle devait être...
*un monstre*

quelquefois, il est clair que l'on n'existe pas... [j'ai toujours été on...on n'a jamais été moi]

Molkocaine.


Papa, Maman, si vous lisez cela, n'ayez pas peur, croyez en moi...et pardonnez-moi de ne pas être ce que vous mériteriez que je sois...
Loin de moi l'envie d'étaler égoïstement ma vie, simplement, comprenez qu'écrire c'est peut-être la plus jolie thérapie...parce que je crois vraiment qu'ici, je guéris mieux que chez le psychiatre...et puis ici, les gens ont un regard que je ne vois pas...je n'ai pas peur ici, juste un peu honte...mais paraît-il qu'il faut se faire mal pour guérir...

# Posté le jeudi 30 mars 2006 15:25

Modifié le lundi 03 avril 2006 13:11

+It'S eiThEr You Or Me+

+It'S eiThEr You Or Me+
Le monde tombe lentement son manteau de velours, la vie s'éveille ici et s'éteind là, on ne sait trop pour qui ni d'ailleurs pourquoi. Un voile de nuit enrobe mon coeur, opaque, sombre, impénétrable. Le professeur m'a dit qu'il fallait arrêter tant bien que mal la chute-libre, que je me mettais en danger...qu'il fallait manger. Dis papa, est-ce que tu crois que la force c'est génétique ? S'il te plaît, par pitié, dis-moi oui...Valse mortelle des nutriments qui s'enfuient, que coule-t-il donc dans mes veines ? Du venin...Que reste-t-il donc en leur creux ? Ce liquide rougeâtre car non, la source ne s'est pas tarie. Mais réjouissance se doit : souffrir n'est-il point vivre ? Sourions, brillons, éclatons de bonheur : nous souffrons. ô joie !...nous vivons...
J'ai en mon âme cette étrange mantra : "Lichen pullulant, toi, atroce venin, je te prends par le cou et te mets à genoux. Tu veux ma peau toute entière, je renierai tout de toi et ferai ce que tu ne désires pas. Tu veux le mal, j'en ferai tout un bien. Vade retro Satanas ! Je te prends par ta vie, me délie de tes chaînes, dorénavant tu seras source d'aide.Tu m'aideras à voler, tu sauras me soigner, atteindre la guérison en suçant ce poison assasin, avalant ta propre chair, agonisant de tes toxines, je ferai de toi ce que tu aurais fait de moi. Sans l'ombre d'un regret, quite à me vautrer dans le péché, j'exterminerai l'ignominieuse damnation de ce coeur verruqueux, royaume tuméfié que je ferai désenflé. Tes maux par mes mots, c'est ton être que je noyerai dans les torrents de mon encre ensanglantée.
Rien ne va plus, les jeux sont faits :
Je ne mourrai pas...
Je ne vivrai pas...
Ce sera toi ou moi.


-------------------------------------------------------------------MoLk'S

NB qui n'a aucun rapport : je souhaiterais que nous applaudissions tous très fort l'honnêteté de la fille qui tient le blog http://placebo1kspecial.skyblog.com et qui m'a chouravé tous mes dialogues débiles sur Placebo : "les enfants sont merveilleux" (Jacques Martin, si tu m'entends)

# Posté le lundi 06 février 2006 12:36

Modifié le vendredi 07 avril 2006 15:38

+Dévore-Le, Délivre-Moi+

+Dévore-Le, Délivre-Moi+
"Color my world*
Recherche palettes d'infinies nuances de couleurs pour vivre vie avec sourire peint sur lèvres rosées par quelques 17 années bientôt achevées.
*Close your eyes, make a wish*
J'aurais aimé être normale, comme tout un chacun, joyeusement banale. J'aurais aimé comprendre pourquoi l'être humain se retrouve nu face à ses obsessions, pourquoi moi je me retrouve là, devant des plats que je suis incapable de manger, devant cette nourriture qui me crie de ne pas la toucher. Je perds mes kilos comme un cancéreux perd ses cheveux, par poignées sans pouvoir s'arrêter. Je fais du mal à ceux qui m'entourent, après avoir évité une noyade sanglante face à la maladie d'un père qui lui a trouvé le courage de guérir, il semble encore que le Sort frappe. Mais pourquoi rejetter toujours tout sur le coup d'une imaginaire fatalité ? Pourquoi ne pas me dire que c'est moi la coupable, que JE suis à blâmer ? Pourquoi ne pas assumer ? tout simplement assumer ?
Après le tourbillon du noir et du sang arrive celui des calories. Une par ici, l'autre par là et voilà déjà que je ne pense plus qu'à ça. Ce quelque chose monstrueux dans ma tête, dans mon être qui me prive de Moi, qui se délecte de Moi. Je ne mange plus et c'est la bête en moi qui grossit...elle grossit...elle grossit...je maigris...Et cette balance pour pire ennemie, cacher ses chiffres rouges qu'elle affiche comme pour blesser, et ces cris d'un père qui ne comprend pas, et ce silence d'une mère qui se demande pourquoi. Comment peut-on se retrouver ainsi dépossédée de tout contrôle, du plus simple geste ? Devenue l'épouvantail d'un jardin qu'un misérable rodeur moleste, qu'adviendra-t-il ? Psychiatrie ? Questions préconçues pour réponses inconnues ? J'ai peur ce soir, j'ai peur plus que je n'ai froid. Peur immodérée de me perdre dans un bosquet dont je ne saurais me tirer, peur de ces ronces qui ne m'ont déjà que trop griffée, peur d'une degringolade vers des ténèbres cette fois-ci trop sombres. J'ai 17 ans bientôt passés et j'ai appris de la vie un lot malheureusement bien trop gris : tout n'est pas question de volonté...tout n'est plus question de volonté...
J'ai mal de ce que je deviens chaque jour, mal de ces sables mouvants qui m'enlissent chaque repas un peu plus. J'ai faim de vivre, faim de retrouver cet appétit qui m'a quitté, j'ai faim, si faim, je suis affamée... et pourtant incapable de manger...Quelle blessure que celle d'avoir toute sa raison, de comprendre précisément les maux qui se profilent, de les sentir se dessiner au loin et de n'avoir la clé de ce coffre de corps qui nous garde prisonnier.
Délivrez-moi, peut-être qu'il serait bon de le crier. Peut-être, toujours des probabilités, des hypothèses.
Je suis définitivement moins forte que je ne l'aurais souhaité...je ne suis pas Papa...Je suis définitivement plus morte que je ne l'aurais souhaité...

MoLk'S
...maybe I could use some...divine intervention..?

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 16:29

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 17:19

She'S My SeCreT PLace WheRe I CaN Be MySeLf

*A la soeur que je n'ai jamais eue*

C'est lorsqu'elle s'en va que je manque de moi comme un beau carrousel sans ses chevaux de bois, et c'est quand elle est là que je m'emplis de joie, parce que c'est en elle que je trouve mes "moi", parce que c'est en elle que je trouve ma voie.
Une âme soeur qui s'envole, une âme soeur qui décolle vers un autre univers infiniment trop lointain, je suis lasse, le temps passe, je regarde en arrière elle est là près de moi, je regarde en avant elle est là, toujours là. Elle est rousse, elle est douce, elle est joie, elle est peine, dieu ce que j'aime la savoir vivante et le coeur débordant de ce délice suprême qu'elle a su me transmettre, ce goût de la vie, ce parfum d'amitié, lien indéfectible qui m'avait tant blessée. Un an de partage, le temps et ses poussières, lui il passe mais jamais on ne se lasse, elle est un peu moi...probablement plus que ça...
Et tous ses mots dansent en si belle cadence, d'un pas rythmé à la fois fragile et confiant, elle, elle est libre comme le vent, reine d'un firmament. Elle sait dire qu'elle Aime, elle n'a pas peur d'un coeur nu, de la vision d'une peau rougie par les griffures de la vie. Elle est peut-être de ces anges des nues qui descendent un beau jour panser nos âmes écorchées. Elle défie les astres, les tempêtes et le temps, elle est éternelle, née de leurs tristes ritournelles. Elle est un bout de Placebo, moi je l'aime sûrement trop, elle est ce bout d'organe de sang qui me manquait, elle est cette perle dont je rêvais. Et quand elle rit c'est moi qui vit, et quand elle pleure c'est moi qui meurt. Elle est un tout, un admirable tout, une entité de pluie, un plume d'ange qui luit.
Elle m'a appris à vivre avec ce goût dans le coeur, à voir dans le monde une palette de couleurs.
Et je crois en elle comme elle m'a appris à croire en moi...
A croire en nous...
Plus que tout...
Malgré tout...
En espérant que dans ces simples mots elle comprenne
Mon coeur qui bat en résonnant ces "je t'aime"...


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Il était une fois Elvine, 6 lettres gravées là... *--*--*
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Il était une fois Elvine, la plus belle chose en moi...

*you're my secret place where i can be myself*
----------------------------------------------------------------------------MoLk'S


PS : j'ai choisi cette photo Elv' parce que je sais que tu l'aimes et parce que quelque part, elle représente Placebo, notre plus belle histoire, celle-là même qui t'as un jour fait croiser ma route...une bien belle photo donc sur laquelle je me suis permis de rajouter (humblement) deux mots...tout en haut...
-
She'S My SeCreT PLace WheRe I CaN Be MySeLf

# Posté le mardi 27 décembre 2005 12:56

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 16:49

ThEy'Re HeR SaFeSt PlAce To HiDe

ThEy'Re HeR SaFeSt PlAce To HiDe
Cette froideur habituelle sur ses mains, et celle de ce coeur inexplicablement chagrin...
Empty spaces fill her up with holes...Elle aurait tant aimé que le dernier mot soit un «hope». Mais elle sait que la vie ne pouvait être comme elle la dessinait avec ses crayons de couleur...
Et ce miroir impartial, glacial...brutal. Pourquoi n'a-t-elle jamais vu de paillettes dans ses propres yeux ?
Elle a cherché en Eux, en Lui et aujourd'hui elle se dit qu'elle est probablement en train de réussir, de toucher des doigts et sans doute même du coeur cette étoile qu'elle voyait briller là-bas. Y trouvera-t-elle ses paillettes qu'elle désire tant ? Sera-t-elle capable un jour de les fixer en elle comme Eux seuls savent le faire ?
Lui, plus que quiconque, est toujours parvenu à illuminer son âme, un feu là, en dedans. Il a le regard océan, et le coeur tellement grand, les cheveux teintés de lumière. Il a cette voix faite d'infinies étincelles et surtout, oui surtout et par dessus tout, il en a des paillettes lui...dans le coeur, dans les yeux...elle a souvent cru qu'il venait des cieux.
Distant faces with no place left to go. Relativiser, voir loin, grand et beau. Il y en a un pourtant d'endroit...l'étoile, elle, tout là-bas. Modification optimiste : Just with a place to go...
There's no any interest in touching our hearts et pourtant, oui pourtant...ils ont trouvé le creux en dedans, le vide saignant, l'espace béant...l'organe de sang : welcome to her heart.
Elle s'est souvent demandé si ce miroir qui la repoussait tant refuserait un jour de lui renvoyer son reflet. Mais face à sa peur, elle avait trouvé son remède : elle se voyait en Lui, elle se voyait en Eux, ça la rassurait...jamais elle ne disparaîtrait. Elle avait toujours eu cette tendance à se perdre dans les autres, ses Etres, ses Sauveurs.
Et puis elle les as perdus de vue. Ils sont partis, se sont envolés, un jour, à un tournant du chemin de leur vie. Elle a connu les mises à nue de l'âme lorsque ses larmes ne suffisaient plus pour les ramener, lorsque les fissures en elle devenaient crevasses...Elle a appris le manque et la valeur de ce qu'elle n'avait plus.
Beaucoup croient savoir de qui elle parle, mais si peu peuvent en être certains. Elle, elle s'en fout, elle les aime un point c'est tout. On les critique, ils restent fort. Ils sont si beaux, tellement plus que vos yeux ne sauront le voir. Sentiment de supériorité ? Probable...Yes, you know she's mad, but you can't blame her for being mad. Elle, au moins, plutôt que de les salir, elle au moins elle a su les Vivre.
Elle a longtemps cru trouver l'Aide suprême, l'Unique, à gauche, alors elle n'a jamais regardé à droite. Erreur fatale ? Elle l'a longtemps pensé mais désormais elle a grandi, le petit 'Elle' a ouvert ses ailes au son d'une ritournelle. Maintenant, elle sait que tout est toujours réparable, avec un peu d'espoir, raccomodable.
Elle a tourné la tête à droite, les a retrouvés and they're the air that she breathes.
And how they got her blind it still a mystery. Probablement que jamais personne ne saura...
C'est sa boîte secrete qu'elle sait vivante mais qu'elle n'ouvrira pas.
She's closing her eyes but she's starting to see. Elle est peut-être aveugle et naïve mais la réponse à son problème, désormais elle la connaît :
She doesn't need another life line, it's not for her...cause only them can save her.

*when she feels she's giving up she climbs inside their heart and still find they're her safest place to hide*

--------------------------------------------------------------------------MoLk'S

# Posté le samedi 03 décembre 2005 09:45

Modifié le samedi 03 décembre 2005 15:02