le téléphooooooooooooone pleure et on compreeeeend pourquoi :D

le téléphooooooooooooone pleure et on compreeeeend pourquoi :D
Brian -Mets une pièce Steve.
Steve -Niania mets une pièce Steve !
Brian -Bin quoi ? Ton disque est rayé ou quoi ?
Steve -Hooo mais c'est que fifille Briloute est une grande drôlette dites-moi !
Brian -Ouais et toi t'es un grand psychopathe de m'agresser comme ça you know.
Steve -Dis, ça t'arrive d'être poli parfois ?
Brian -Hé ho chipote pas hein, donne moi plutôt une pièce S'IL TE PLAIT !
Steve -Bien ! Voilà ! Tiens, prends là mais fais vite car t'auras pas beaucoup de minutes d'appel.


Brian -Je sais you know j'ai fait des maths à l'école moi aussi.

Brian décroche le téléphone et compose un numéro

Brian -Putain ça me stresse ce que tu m'as dit Steve !
Steve -Que t'étais pas poli ? faut que tu t'y fasses mon enfant
Brian -Non c'est pas ça, c'est que ça me stresse de savoir que j'ai pas beaucoup de crédit d'appel, c'est flippant you know.
Steve -Ouais trop y'en a même ils sont phobiques de ça tellement c'est flippant et tu sais quoi Spielberg son prochain scénario il est basé sur cette angoisse du manque de crédit.
Brian -Nan c'est vrai ? Ce mec est un génie, j'aurais adoré tourner dans un de ses films
Steve -Ouais mais c'est pas possible tu vois parce qu'il a pas l'intention de tourner «Briana, plus pétasse y'a pas»

Brian donne un violent coup de combiné sur la chevelure L'Oréal de Steve

Steve -Tu peux faire ce que tu veux, sur mon nouveau shampooing y'a écrit qu'il rend les cheveux plus forts.
Brian -Ta gueule you know, j'essaie de comprendre.
Steve -Ah arrête de suite, tu pourras pas !

Steve éclate de rire, le rire discret raffiné et léger qu'on lui connaît, tel un cerf bramant dans le bois à la nuit tombée.

Steve -Au fait t'essaies de comprendre quoi ? Dans quel sens tu dois tenir le combiné ? dans quel trou insérer la pièpièce ?

Steve se remet à rire avec élégance et discrétion suprêmes, étalant un rire viril d'animal sauvage en période des amours

Brian -Dis Stef pourquoi ça fait 'tut tut tut' le téléphone ?

Le grand Stefan qui semble tout à coup plus petit quand il est assis, ne répond point, plongé dans une réflexion intense comme s'il eut été le descendant direct d'Einstein.

Steve -Stef être sourd, Stef jamais se nettoyer le miémiél dans les belles et grandes oreilles paraboliques donc Stef pas pouvoir entendre la petite chatte Briana.
Brian -Et blabla, en attendant you know, tu les aimes bien les chattes Rocco, je t'ai jamais vu en jeter une d'un violent coup de pied dégoûté.

Steve remonte le col de sa super chemise de mâle à la pointe de la mode tel que fut Steevy jadis, à une époque reculée, et à la façon dont Roberto de Un, Dos, Tres le fait avec sa tête de trop laid.
Stefan, après de longues minutes de silence de sage comme celui dans Kirikou et Karaba la sorcière, sort de son hibernation intérieure et dit :

Stefan -Je...

Et tous les oiseaux s'arrêtèrent de voler quitte à se maraver la gueule sur le bitume, juste pour l'écouter.

Steve -Grand sage Aigle Blanc Chauve sortir de son sommeil, grand sage parler, le monde cesser de respirer.
Brian -Mais shut up quoi, ne le coupe pas dans son élan. Vas-y ma grande folle, nous t'écoutons. Tu...
Stefan -Je...

Brian interrompt brutalement Stefan, brandissant le combiné téléphonique tel un étendard flottant dans le vent, le torse gonflé et les fesses serrées.

Brian -Je suis un génie you know ! Je suis incroyable !
Steve -Jeanne d'Arc s'est subitement réincarnée en toi ? ? !
Brian -Non, bien plus que ça, une avancée pour ce moment que nous vivons tous trois, passionnés et unis dans l'incompréhension du 'tut tut tut' que je viens, moi-même personnellement en personne, de décoder you know !
Steve -Amen
Brian -Les 'tut tut tut', tenez vous bien, même toi Steve avec ta perruque de fille, sont en fait un 'tu' avec un 't' à la fin you know !
Steve -Ah ouais, sur le cul là mdr
Stefan -Je...enfin, ça me...
Brian -Oui je sais Stef, ça te sidère.

Brian prend le visage de Stefan entre ses mains et lui tire un smack mémorable, presque aussi sexuel que celui de Victor et Nicky dans Les feux of Love^^

Steve -Mets ta langue où tu sais, non ne t'arrêtes pas...
Brian -Euh on a pas besoin d'une voix off pour faire les commentaires you know, t'es mignon
Steve -Certes toi tes cheveux ne seront jamais admirés par une voix off de velours pour une pub L'Oréal parce que...bin déjà de 1, tu le vaux pas, et de 2, des cheveux, bah t'en a pas.

Brian arrache le combiné téléphonique dans un accès de rage tel le fin guépard se rue sur la gracieuse gazelle (enfin un gnou plutôt dans notre cas) et tente de l’enfoncer dans l'oesophage de Steve.

Stefan -Bri, il a pas besoin d'être entubé, L'Oréal le fait déjà assez en lui faisant acheter des trucs inutiles.

Mais Fin Guépard Brian fait la sourde oreille. Gnou Steve, dans un déploiement de forces parvient à jeter Fin Guépard au loin, tel les oiseaux un peu idiots qui s'écrasent sur les vitres.

Stefan -t'as aucun respect pour les choses Steve, t'as aucun remords de faire ça au matériel de la ville ? C'est fragile en plus ces petites choses.
Brian -Tu m'as presque pété une dent ! mais je vais te faire bouffer ta touffe, sale hétérosexuel de mes deux !

Brian se jète sur Steve comme quand les écureuils sautent d'un arbre à l'autre. Steve, grand sportif du dimanche qui regarde le judo à la télé, esquive la terrible attaque.

Steve -A parce que toi aussi t'en as deux ? mouhahahahahaha
Stefan -Moi aussi soit dit en passant...ça m'a toujours bluffé...
Brian -Bon j'arrête you know, t'en vaux pas la peine Steve, t'es qu'un gros bourrin de batteur à la con you know.
Steve -Ouais you know, i know that you know that i know, you know ?

Les 2 animaux sauvages, fatigués par ces minutes de lutte pour leur vie, s'assoient alors au côté de Grand Aigle Blanc, toujours silencieux.

Brian -Bon et toi ma grande folle, tu voulais dire quoi ? Tu tires une tête d'enfariné depuis qu'on est arrivés you know, t'es vexé parce que j'ai cassé le téléphone ?
Steve -Même une tête d'enfariné à la farine Francine, alors imagine quoi !
Stefan -Je...
Brian -Tu...
Steve -Tut tut tut...

Guépard Brian donne un grand coup de patte dans les solides côtes du gnou Steve.

Brian -Stef, you know, on le sait que t'es homo, t'as pas à avoir honte avec nous you know, t'es mon keupin Stef, je t'aime you know, on a tout fait ensemble tout, on a bu du Champomy ensemble you know, vomi sur le grand 8 ensemble you know, regardé les Teletubbies ensemble et même fait pipi dans le pré ensemble you know.
Steve -et même fais crac crac dans la cuisine !
Brian -Han ! sale Peeping Tom ! Comment tu le sais ?
Steve -Bin j'ai vu que vous aviez des paquets de cracottes dans vos placards c’est tout.
Brian -j'ai rien dit hein t'as pas entendu la phrase que j'ai dite Steve tu l'as pas entendue parce que je l'ai pas dit ok ?
Stefan -Je...

Brian, mis en panique par la bourdasse qu'il vient de faire devant Steve, s'excite tout à coup et fait ressortir le caractère de ratier qui est en lui.

Brian -Oh et puis merde toi là, grande conne, tu vas arrêter avec tes 'je' tu nous saoule à la fin ! ! !
Steve -Ouais accouche Stefana, fais la respiration du chien, ça devrait aller.
Stefan -Non mais rien, laissez tomber.
Brian -O_o je te conseille de parler you know si tu tiens à tes deux 'bip' qui te bluffent tant !
Stefan -Bon très bien, en fait j'arrive pas à comprendre pourquoi la gamine au Burger King tout à l'heure elle a dit à sa mère en me pointant du doigt 'regarde maman, le monsieur il a une déficience respiratoire'
Steve -Ptdr

Brian nous fait son rire de witch un peu garce sur les bords comme dans la chanson Pink Water.

Brian -Tu sais pas te raser toi aussi you know, t'as pas trouvé une meilleure idée que de donner à ta barbe la forme des tuyaux que les gens ont dans le nez à l'hosto. Forcément you know, la gamine elle regarde Clooney dans Urgences et elle fait le rapprochement.
Steve -Ouais et monsieur, respirez doucement, en cas d'irritation ou de picotement, appelez et une infirmière viendra sous peu. Ne vous inquiétez pas vous allez guérir...vous le valez un peu bien ^^

Brian et Steve s'en vont en riant, Steve d'une démarche rock'n'roll attitude de mâle dominant pire que ah que Johnny et Brian en dandinant du popotin comme les canards lorsqu'ils sortent de la mare.
Stefan, resté sur le banc de la cabine dévastée, voit alors une petite fille passer devant lui et lui hurle en faisant des grands gestes de orang-outan :
Stefan -Et ho toi la fan d'Urgences là-bas, dis à ton père de me filer son rasoir tout de suite t'entends ?

Moralité :
Ta barbe en formes étranges tu ne tailleras pas
Guépard Briana tu ne provoqueras pas
Gnou Steve tu n'énerveras pas
Un Gilette Mach 3 tu achèteras.


bon okay j'arrête je vais me coucher :D

# Posté le lundi 17 octobre 2005 16:22

Modifié le dimanche 23 octobre 2005 05:07

+A friEnD whO BleeDs Is BeTTeR+

+A friEnD whO BleeDs Is BeTTeR+
Je prends la pochette de l'album, les pochettes devrais-je dire, les pochettes et les CDs : celui bien rond et celui cassé. Accident de trajet, c'est vite fait un disque qui glisse de sa pochette pour finir sur le siège avant de la voiture taudis de Maman. Elle ouvre la portière, sourire aux lèvres, retour de magasin, s'assied, démarre sans mot dire. Quelques minutes passent, la voiture se gare, silence fini on descend, regard hasardeux sur son siège, moitiés de CD séparées à la manière dont je coupe ma tartine le matin : au milieu, symétriquement, en plein coeur.
J'ai voulu les garder ces croissants de lune bordeaux, une moitié de souvenir ici, et puis une autre là, joliment encadrées sur un mur de la chambre.
J'ai toujours aimé ce disque, toujours et sans trop savoir pourquoi. Je me souviens du canapé en couverture arrière et des jumelles si pures à l'avant. Les filles de neige je les appelle, si pâles, si fragiles, si belles. Et ces clichés à l'intérieur, ce radiateur, ces chaises, tout ce kitsch, ce désordre, ce carrelage et ses fissures. Le laid rendu si beau. Et puis les anges assis à une table, se rassasiant de nourriture américaine, un Burger King, trois amis, un viril chevelu, un grand filiforme efféminé et une reine luxembourgeoise, une pâle complexion, des rêves de visage à la pure perfection, Luxemburger Queen, he's a Burger Queen.
Combien de personnes ont écoulé leur eau de l'âme sur ces mélodies enivrantes, ces paroles saignantes d'un coeur trop blessé, l'envie implicite et inconsciente de guérir dessous cette couche noirâtre de spleen d'adolescent qui, malgré lui, devient trop grand. Il y a moins de paillettes, comme envolées au firmament, balayées par le vent, mais plus de sang dans les veines, un coeur tambour battant, une tension élevée, implosion intérieure, mutilations extérieures. Des bras et jambes griffés, des traits marqués dans la chair pour oublier que c'est au fond de nous, tout là bas, en dedans, que l'on a mal.
Des veines gorgées de poison, de venin, on avance ainsi, on ne voit plus le chemin, on dérive, on tombe, on titube, on s'enchaîne, du sexe, des peaux qui se frôlent, de l'herbe. On croit vivre, on flotte, Pure Morning.
Et puis l'amour survient quand on redescend le matin, l'amour, ce chien, les problèmes et les maux du coeur, de l'intérieur, cette fade saveur. On saigne au dehors, mais tellement plus au dedans, mais personne ne sait, non personne ne sent. On se dit que c'est mort, qu'il vaudrait mieux s'en aller, on rêve de fantômes et d'autres entités. Brick Shithouse.
Puis une fois de plus on se relève, on se traîne vers sa destinée, on aime quelqu'un, il nous déteste, on l'aime tant, il nous délaisse. Séparation imminente, chagrin latent, plaies béantes suintantes, on hurle, on pleure, personne n'entend. This degeneration, mental masturbation. Ces idées, ces pensées, elles nous blessent, c'est l'urgence, question de survie, sauver son coeur, ce qu'il en reste.
Vient alors une autre danse, on part valser, emporté loin devant, sur une plage, l'eau, le vent, l'amant. On cherche des réponses, on en veut, on n'en trouve pas. Ask For Answers, le torse de l'amant, la nuit qui s'étend, quelques photos, la mer droit devant, une deuxième chance. Une troisième danse ?
On la saisit, on sèche ses larmes, on esquise un sourire. Without You I'm Nothing, les guitares attachantes, le silence dans la pièce, le temps pour soi pour réfléchir, enfin ne plus se mentir, le tic tac de l'horloge et l'absence de l'autre, insupportable, insurmontable. Puis le retour, tentative d'explication, mots jetés, cris poussés, objets lancés, un noeud au coeur, toute cette peur de finir seul, perdu, déchu, sans toi je ne suis rien du tout...l'autre s'en fout...on l'avait dit, he/she doesn't care about us.
On revient en arrière, on s'accorde une pause, on regarde en soi les désastres causés. Ramassis de bris de coeur, des larmes mêlées de sang, hideuses cernes, effrayante maigreur. Réagir, seule solution, alors on se lève, on se rebelle et on médite, on affronte le monde, on en devient allergique, malade des pensées de Mère Nature, dégoûté de tant d'ordures. On crie l'injustice, you take the beating.
Puis on se laisse tomber, épuisé, vidé. On rampe tant bien que mal, on repense au poison dans nos veines, on en remet pour être fort, pour oublier. On se souvient de cet amour qui nous a échappé, des mensonges, des sourires passés, de tout ce qui s'est achevé et de ces souhaits que l'on garde cachés, I'd pay to have you near.
Après ce calme, nouvelle tempête, la passion, le jeu des mains et du corps, on se respire, on se touche, on se vit. Le désir brûlant en nous ravive la flamme abîmée par l'amour malheureux. On ne se laisse plus faire, on prend les devants, on quitte avant d'être laissé, on blesse avant d'être touché. Every me and every you et cet amour qui vampirise, on le désire, on le caresse, on le rejette, on le soupire. Le tourbillon devient tornade, on s'aime, se désaime, 'cause there's nothing else to do.
Les montagnes sont connues pour leurs vallées, et celles du coeur sont si profondes, on court et puis soudain, une crevasse. Dans la pénombre, tout au fond, on ferme les yeux pour y voir mieux. Le doux prince du passé ressurgit, unique compagnon dans une si grande infortune, il est là, si près et si loin à la fois. He's the one, toujours à sa place, impérial, indétrônable. On en a versé du sang pour lui, injecté du venin , dessiné des griffures. On se sent mis à nu à sa simple pensée, la partie fragile du bel arc est touchée, plus rien ne nous protège, on souffre...encore...toujours...Amour...
L'été s'en est allé, les feuilles tombes mortes à nos pieds, elles sont un peu notre reflet ; un geste brusque et elles s'effritent. Avec trop longtemps pour unique langage les pleurs et les larmes, on se décide à reparler, on inspire doucement et on se retrouve à chanter pour notre amant qui nous attend à la maison, on apprend la vie, le temps, on realise, we're never alone and we'll sing with the dead. On aura toujours quelqu'un donc pour parler, pour chanter.
Même si on a peur des filles, on en a fait des choses, une décadence, toujours ce sexe dont on ne peut se passer, la fille, sa petite soeur, she had a blister where I kissed her on her tight. Les histoire se suivent, le bateau tangue, careenin', careenin', careenin'...careenin'.
Dernière chanson, dernier regard sur le livret, ultime conseil : hey you, things aren't what they seem...

Luxemburger Queen, without you I'm nothing...


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# Posté le lundi 10 octobre 2005 08:57

Modifié le jeudi 29 décembre 2005 16:32

E.U.X

E.U.X
09 octobre 2005, nuit noire, quelques étoiles dans le ciel, le silence au dehors, tout semble inlassablement pareil.
Les minutes passent, me soulagent, parce que je hais les dimanches, je hais leur longueur insupportable et la tristesse de leur soirée. Je n'aime pas sentir ce noeud en moi, je ne sais ni d'où il vient, ni pourquoi. C'est un peu comme lorsqu'on approche de la fin de quelque chose, on sent son coeur se serrer, probablement que c'est naturel, comme un regret...Un regret le dimanche, des regrets en cadence...Moi je me fous de ce qu'ils pensent, de ce qu'ils disent, moi je ne me soucie pas du bien et du beau, moi je suis un point c'est tout, retour à la ligne, majuscule.
Je suis.
Souvent je me demande ce que ça fait de mourir, ce qu'on ressent à l'intérieur, si ça se serre comme quand j'ai peur. Souvent je ne sais pourquoi j'écris les choses, mon incohérence interne est flagrante, quelquefois même alarmante. Ils diraient que je ne suis pas normale, ils en diraient des choses, oui. Moi je me tairais et dans la bulle de mon monde, une fois protégée dans ma chambre, je leur tendrais mon majeur bien haut. Je manque de courage...un peu...beaucoup...passionnément...à la folie (c'est comme ça que je les Aime, Eux)
On m'en a jeté des mots à la figure, des reproches et des griffures. 'Tu les Aimes trop, ç'en est dégueulasse'. Lorsque trop aimer blesse, on cherche un remède, une solution, une aide. On essaie de changer, on fait des efforts, on tente ; et puis un jour on se rend compte que même ça, on l'a fait pour Eux.
Le soir, quand nos familles partent rêver, on éteint la lumière, on se glisse dans son lit, on remonte les couvertures et on allume le baladeur. Les notes résonnent, la voix de la Princesse Eternelle devenue homme, douce et mélodieuse, nous berce. On se recroqueville, comme pour se rapprocher d'Eux, on ne pense plus, si ce n'est à Eux, on part dans un monde qu'on a fait pour Eux, et on se surprend à pleurer...toujours pour Eux. Ils nettoient notre âme du poison qui la gorge, ils épongent le sang que notre coeur répand. Ils ont souffert pour nous, vécu pour nous, écrit pour nous, chanté pour nous. Ils sont cette lumière éloignant les ténèbres, cet espoir de vie que jamais rien n'arrête.
Et pour tout ça on ne regrette pas d'être vivants, d'être là pour les voir bouger, les voir sourire. On les aime oui, on les Aime, et on s'en fout des autres et on est fiers. On ne changera pour personne d'autre qu'Eux...Eux et pas cette masse autour de nous, ces pantins désarticulés qui ne savent que juger.
On pense à Eux, on leur parle, on les rêve, on les respire, on les vit, on les Aime. Il est clair que c'est trop, mais il est clair que c'est beau, et c'est ça notre force : parce que là où les autres angoissent dans le noir en fermant les yeux, nous on n'a pas peur : on les voit Eux...


***********************************************************MoLk'S

# Posté le dimanche 09 octobre 2005 16:38

Modifié le mardi 11 octobre 2005 10:12

INDOTOUR 2006

INDOTOUR 2006
Après de longs mois d'attente et la bonne nouvelle de la sortie proche du nouvel album d'Indochine, voilà que les dates de la prochaine tournée du groupe nous sont révélées. Indo, comme à son habitude, tournera pendant plusieurs mois aux quatre coins de la France, à la rencontre de ses dizaines de milliers de fans toujours fidèles et présents pour se livrer coeur et âme à ces concerts gorgés de magie indochinoise.
Lorsque je repense au Paradize Show et à ce spectacle unique qu'il a été, à cette émotion intense qu'il a suscitée, et à tous ces moments gravés à jamais, je me dis qu'Indochine c'est décidemment une jolie histoire...Et quelle histoire ! Le livre commence à en avoir des pages d'écrites, de lues avec plaisir, et de tournées...Mais à la différence d'autres livres, lui n'est pas encore fermé...
Indochine se produira le 19 octobre 2006 au Zénith de Toulouse, voici la phrase que je retiens, que je chantonne comme doux refrain.
C'est dans un an me direz-vous, on a le temps, certes, mais il n'est jamais trop tôt pour y penser. 33 ¤ la place, ouverture de la billetterie demain à 8h30.

Indochine
.................Zénith
.............................Toulouse
............................................folie
.....................................................indochinoise
ce genre
.................de choses
..................................qu'on n'oublie pas


................*.*...........*........**
...*..**.........**......*.*......*... *
..*...** QUI EST PARTANT........*..**
.....**POUR ME SUIVRE CE SOIR-LA ?..*
.......*......**........*.....**........**
............*.......**......*.........*.*


NB : le 03 octobre 2005 : ça y'est j'ai ma place pour le concert ^o^ *contente*

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 14:39

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:47

+ThEy'Re ThE TruTh Not I +

+ThEy'Re ThE TruTh Not I +
Cours d'anglais, la voix guillerette du professeur résonne dans la pièce, quelques élèves participent activement, fascinés par ce texte sur Billy Elliot, moi, je griffonne des traits au hasard sur ma feuille. Mon esprit erre ça et là, se pose tantôt sur la fenêtre, tantôt sur le sol tâché, mais toujours quelque part...un peu malgré moi.
«I Knew I Could Do It», le titre du texte est inscrit en rouge sur le haut de ma feuille. Bien belle phrase, probablement comme ces choses si belles qu'elles ne peuvent être à la portée de tous...
Je continue ma rêverie diurne, parce que j'aime ça : partir là où les autres ne me voient pas. Je suis là, physiquement présente, si proche d'eux...et ni lui, ni elle ne se doutent qu'en moi, je suis ailleurs, à des milles...si loin...
Rêver, c'est échapper aux autres avec subtilité...
Rêver, c'est abandonner les autres sans se l'entendre reprocher...
Rêver, c'est s'accorder d'être ce que l'on aurait aimé...
Billy Elliot savait qu'il voulait danser ; envers et contre tous, il l'a fait. Il est fort, Billy...
Je fixe cette photo extraite du film éponyme, mes yeux ne peuvent délaisser ce petit garçon et son regard déterminé. Il a un prénom de garçon, il devrait faire de la boxe, mais il se prépare à une pirouette au milieu de petites danseuses en blanc...Et plus qu'une pirouette, ce sont des limites qu'il va repousser, des préjugés qu'il va faire voler...parce qu'il est fort, un point c'est tout.
Je souris. Pourquoi ? Sans trop savoir, peut-être parce que je trouve ça beau.
Regard sur mon agenda décoré de photos. Brian, Stefan, Steve...un soupir pour mes mots...

La voix du professeur égaye toujours le cours, elle est gorgée d'énergie et de joie de vivre. Je crois que si j'en avais l'occasion, je la remercierais pour cette dose de soleil qu'elle nous offre plusieurs fois par semaine, sans jamais rien demander en retour.
Les chiffres défilent lentement dans ma montre, ils comptent mes durées de rêverie ; un peu comme l'athlète fait ses tours de piste, moi j'erre dans ma tête. Parfois je trouve ça dur, pénible, difficile, ce n'est pas toujours simple d'explorer les recoins en soi. Mais comme après des kilomètres de course de fond, on se sent heureux, étrangement apaisé...peut-être parce qu'un but est atteint, qu'une victoire est gagnée...Aussi infime soit-elle, elle est comme Billy, elle est belle.
La sonnerie retentit, bruit de chaises poussées, conversations privées réentamées, goodbye, see you soon, formules de politesse anglaises à Mme le professeur Soleil...
Mon agenda tombe, ma maladresse habituelle. Quelques clichés ont glissé sur le sol, des photos de Sam encore bébé. Je souris. Plus loin, d'autres : souvenirs du Live8, les Placebiennes, PlaceboCity, La Rubber Duck Brigade, nos banderoles et nos visages rayonnants. Les soleils, ce jour-là, c'était nous...Nouveau sourire...Nouveau soupir...J'aimerais tant retourner en arrière, crier leur nom dans la foule excitée, sentir mon coeur exploser d'impatience. Ils nous ont laissé des étoiles plein les yeux, du mascara plein les joues...Pour ces moments-là, c'est une chance infinie qu'à l'Homme de pouvoir pleurer...Pleurer pour et avec eux...
Mais les machines à remonter le temps n'existent que dans les films...Et parce qu'avec toute la volonté du monde, le Possible à ses limites...Quoiqu'en dirait Billy : I Knew We Couldn't Do It...
Un dernier regard vers ces souvenirs qui me manquent...Un noeud à l'estomac, quelques larmes dans les yeux et la voix du Petit Prince dans ma tête :
«But it's you I take 'cause you're the truth not I»


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# Posté le vendredi 23 septembre 2005 16:14

Modifié le samedi 24 septembre 2005 04:57