+ChAngE YouR TasTe In...+

+ChAngE YouR TasTe In...+
Rentrée en classe d'examen oblige, je n'aurai plus le loisir de mettre ce blog à jour aussi souvent qu'auparavant.
Je ne l'abandonne cependant pas et y publierai dès que j'en aurais l'occasion, mais je tenais à prévenir les personnes qui viennent le visiter assez régulièrement afin qu'il n'y ait pas de malentendu.


En attendant un prochain article, j'en profite pour annoncer la mise en ligne de la 2ème version de Placebo City qui s'est vu remodeler son forum afin de le rendre le plus fonctionnel possible.
Le site a offert à ses membres cette nouvelle version à l'occasion de son tout premier anniversaire. Et oui, l'aventure Placebo City a commencé il y a déjà un an, 12 mois donc, plus de 900 membres, près de 160 000 visites et 800 000 pages vues. Parti d'une "petite" idée, le projet a germé et grandi, devenant une vraie communauté unie autour d'un amour commun : Placebo
Le groupe, comme tant d'autres artistes, attire les foules, oui, mais Placebo à ce petit souffle de Vie, ce supplément d'âme, ce je-ne-sais-quoi indéfinissable qui, bien plus qu'une masse compacte de fans, aura su créer une véritable famille.

Parce qu'ils nous ont appris que les âmes soeurs ne meurent pas...
Placebo, pour être la nôtre, lui aussi restera...

PS : je tiens à remercier toutes les Placebiennes et Placebiens que j'ai connus, connais et connaîtrai, pour tout ce qu'ils font, tout ce qu'ils m'apportent, tout ce qu'ils sont...Tout..tout simplement...

# Posté le dimanche 18 septembre 2005 15:37

Modifié le dimanche 18 septembre 2005 16:30

+BLeeDiNg HeArt+

+BLeeDiNg HeArt+
The lady boy was sitting on a dirty bench, looking at the ground. His long black hair was hiding his eyes clouded with tears. Black marks were darkening his face, his eyeliner was running down his cheeks. He was thinking about him, about his empty life, about all the things he would never know. He was bad-tempered, he knew it, but was it a reason to make his life a nightmare ? He knew he was looking for something he couldn't get, but he had always been a dreamer. Maybe dreaming was his crime...

He had missed the last bus home but he didn't give a damn. He didn't want to see his shabby flat, his poverty-stricken district and all its destitution. He just wanted to stay there and think. He was remembering the baby, the little boy and the teenager he used to be. Now he was supposed to be a man even if he had always looked like a girl. It wasn't a way to provoke or attract the attention of people, no, it was something in his blood that he couldn't explain. He had always loved make up and girls'stuff. But he was a man, nobody could deny this. Even if they said he was a nancy boy, even if he had his hair in a bob, his nails varnished and his eyes powdered, he was a man, not a girl with a masculine first name.

Suddenly, a dark voice woke him from his daydream. A smartly dressed man, probably a wealthy businessman, who was looking at him , asked :
«Excuse-me Miss, but have you got a lighter please ?»
The lady boy took his eyes off the ground, dried his bleeding make up and answered with a nasal twang :
«Get out of here, motherfucker !»
Offended, the businessman continued on his way, swearing. Over again, the lady boy was all alone. He was feeling despicable. 'I guess it would be better if i died', he thought. He had always been inclined to dramatize.
He was chilled to the bone and it was getting dark. To warm himself up, he lit a cigarette and slipped on his fingerless gloves. Exhausted, he just wanted to sleep and forget all this fucking crappy day. Before closing his eyes, he got muffled up in his check scarf and wrote on the bench a sentence with his silver lipstick : 'Wake me up when my life ends'...

*He could have been the greatest poet of his age*

____________________________________________________________________...MoLk'S...

# Posté le mercredi 17 août 2005 11:35

Modifié le mercredi 17 août 2005 12:56

+I DiE InSiDe HeR+

+I DiE InSiDe HeR+
Je ne saurais donner la date et l'heure exactes de l'écriture de ce texte, je dirais donc juste que c'est très récent, probablement quatre jours avant, griffoné sur un blog note, début août, milieu de la nuit, occupation d'une insomnie...

Elle est assise, là, dans ce lit, ces couvertures froissées parce qu'elle a trop bougé, ce contraste avec sa vie, celle quand il fait jour, lorsque le monde revêt son manteau de lumière. Parce que c'est vrai qu'elle ne fait pour ainsi dire rien, le jour ; elle reste là, un peu comme ce soir, mais juste un peu...parce que ça n'est pas pareil, parce que ça ne peut être pareil...

Son agitation nocturne pour son oisiveté diurne, c'est comme une revanche ; des nuits trop souvent blanches et pourtant passées dans le noir complet ; elle est beaucoup de contradictions... Elle a toutes ces questions dans la tête, tous ces pourquoi et ces comment. Elle aime bien se retrouver là, en elle, bloquée, à chercher obstinément un quelque chose qui lui échappe, insaisissable...parce qu'elle a toujours voulu ce qui ne lui était pas du, toujours souhaité être ce qu'elle ne serait jamais...
Parce qu'elle est chiante, voilà tout...


Elle pourrait sortir une clope et la fumer lentement, presque avec sadisme, parce qu'à coup sûr, elle aimerait la voir se consumer doucement, un peu comme elle quelques mois en arrière...comme une vengeance infondée, un report de haine, un passage de relais...
Mais il n'y aura pas de cigarette et pas de fumée...peut-être parce qu'en elle, ce soir du moins, il n'y a plus de feu...


La lumière est allumée parce qu'elle a peur du noir de la nuit, encore une bribe d'enfant en elle, elle a toujours été comme ça, toujours un geste, une mimique, toujours un souffle enfantin. Elle a son monde, cet imaginaire qu'elle se borne à inventer sachant d'avance que non, il n'existe pas.
Parce que oui, elle est vraiment chiante, mais elle en a le droit...


Elle ne sortira ni clope ni alcool, elle a cette sagesse comme ça, ce trop plein d'amour propre, si grand qu'elle ne voudrait s'abîmer...le refus de destruction, même la plus infime, est peut être en un sens preuve de narcissisme, après tout, qui sait ?

Elle est assise, là, dans ce lit, avec ce traversin à ses côtés. Elle le dispose toujours pareil, avec minutie, elle le modèle, parce que la nuit tombée, quand elle a peur, elle le serre...il devient quelqu'un...
Ce soir, elle se demande qui prendra la place de ce coussin, qui supportera ses insomnies et tout son être, elle se demande si un jour il y aura quelqu'un...
Parce qu'elle le sait qu'elle est chiante, oui, ça elle le sait...


Elle est assise, là, dans ce lit, et pour une fois, elle n'est pas triste, non, elle ne sent pas ce poids. C'est comme si le vide en dedans était enfin léger, comme hors du temps, emportée ailleurs, une entité parmi tant d'autres, fondue dans la masse immense...plus de définition de 'marginalité'...elle flotte...

Elle est assise, là, dans ce lit, elle a son stylo qui écrit parce que souvent, elle ne veut pas parler. Son stylo c'est son arme d'attaque et son bouclier...
Parce que décidément, c'est dingue ce qu'elle est chiante...


Elle va poser sa tête sur l'homme-traversin, faire durer ses clignements de paupières parce qu'elle y verra un peu flou. Elle pensera à son père, sans trop savoir pourquoi, elle saura ce qu'il pense d'elle, elle saura qu'il a raison, mais demain, elle lui dira que non...
Parce qu'elle est chiante, tellement chiante...


Elle est assise, là, dans ce lit, et ce soir, elle a envie de faire vivre ces personnages que les autres voient en songe. Elle, plus que chimères, elle les veut vivants. On pourrait dire qu'elle s'entraîne, un peu comme les petites filles s'entraînent à l'amour en embrassant le dos de leur main, elle, s'entraîne à vivre.

Elle est assise, là, dans ce lit, elle sait que ce soir, encore un soir, elle est seule, mais qu'importe, elle regarde le ciel là haut, si haut...elle fait de sa solitude une présence...elle voit la lune, là-bas, qui lui sourit...
Lui susurrera-t-elle qu'elle est chiante ? Probablement qu'elle le dira...
Parce que ce 'elle'...et bien, c'est moi...


________________________________________________________________________________...MoLk'S...

pic by me

# Posté le vendredi 12 août 2005 10:16

Modifié le vendredi 23 septembre 2005 16:36

+AnD We WiLL NeVeR sEveR+

+AnD We WiLL NeVeR sEveR+
15h09, DVD Tv Invasion mode play, Festival des Vieilles Charrues 2001, Placebo ou le grand show.
Set-list déjà bien avancée, tant d'ntensité, un écran, un DVD, peu importe, on s' croirait.

Logo du célèbre festival en fond de scène, écrans géants, public chantant, des milliers de voix s'nissant en un même 'run away', comme pour hurler aux autres, au monde de les laisser là, dans cette intimité qu'ils ont créée avec le groupe, leur groupe, comme une envie d'être loin de tout, de tous, une proximité exceptionnelle, des mots échangés, des sourires adressés, plus qu'un concert, quelque chose de gravé...

Brian, Leni et cette cigarette qui se consumme sur le clavier, un peu comme cette 'petite histoire d'amour qui n'a aucune conséquence' qu'il chante...avec tant de fragilité...une promesse, une serment, "cross my heart and hope to die"...

Stefan tapant énergiquement des mains sur Special K. Dans cet écran, il est 4 ans en arrière mais il me fait sourire, là, maintenant. Lui, il atteint mon présent, moi, je vis son passé. Avec Placebo, résolument, le temps n'existe pas...

Brian, au piano, Peeping Tom, larmes habituellement versées, ces paroles, cette mélodie, ce voyeur que je n'oublierai jamais...parce qu'il est tout ce que je suis, et tout ce que je ne sais pas. Parce qu'il a peur, comme moi, mais que lui, il ose le dire. Tout ce que j'ai fait sur cette chanson, tous mes rituels qui n'auraient jamais du être, tout ce qui restera à jamais en moi, dans le noir de ma chambre, comme un secret, avec ces 'ustensiles', toutes ces marques...toute cette honte...
«I'm weightless, I'm bare, I'm faithless, I'm scared»


Batterie, premières notes de Black-Eyed et le public met momentanément ses émotions de côté, comme une perle qu'il protège de velours, parce qu'il s'en souviendra de ces frissons...parce que ça, ça ne meurt pas...
«I'm forever black-eyed, a product of a broken home», cette phrase dans laquelle tant de 'nous' se reconnaissent. Brian qui la crie pour tous ceux qui peuvent à peine la murmurer. Sa seule voix pour tous ces mots que l'on tait. Black-eyed, oui mais bien vivant. Merci de nous montrer le chemin, même s'il est dans le brouillard...


Les drapeaux du public, la foule, les mains qui bougent, les voix qui chantent, c'est tellement beau...comme un tout réuni, comme ces choses si belles sur lesquelles on ne peut mettre de mots. C'est sûrement cela l'effet Placebo...

Pure Morning, présentation du groupe par Brian, la machine est en route, elle est brillante, ils sont brillants, j'avais raison, ils sont bel et bien étoiles, ces mecs-là...
"And we will never sever"
Parce que oui, on ne se séparera jamais. Brian le chante, Brian le sait, Stef et Steve derrière lui pour une ultime communion avec ce public, leur public, un peu de nous dans chacun d'eux, un don de soi, un don c'est tout, parce que jamais personne ne l'expliquera...


Fin du concert, fin de la fête, on sait qu'il faut se quitter pour mieux se retrouver, des mains tendues, des remerciements, et tellement plus dans leurs non-dits...
On se dit au revoir, on a le coeur battant, chaque pulsation pour un 'je t'aime' qu'on leur crie...mais en silence...
On ne se séparera jamais, non ; on sait que c'st vrai, on sourit, on respire, et magiquement, on est heureux de vivre...


*Definitely, Placebo Never Die*


______________________________________________________________________________...MoLk'S...

# Posté le mercredi 10 août 2005 09:59

Modifié le jeudi 11 août 2005 11:09

+ThOugHtS+

+ThOugHtS+
20h46, 08 août 2005

1 Lexomil ce soir : 'tant pis'
Tachycardie, ce soir : 'pourquoi ?'
Mal aux cervicales, ce soir : 'tu t'y feras'
Un brin tristoune, ce soir : 'ça passera'

La question n'est pas de savoir comment remonter la pente mais de savoir comment ne pas y glisser.
Autre dimension interrogatrice, qui trouvera la réponse ? [...]
Clignement de paupières, regard qui se lève pour s'échouer sur le grand poster noir : Placebo, Black Market Music. 'Cut Here' sur son col, ça en ramène, des souvenirs. Sourire esquissé. C'est quand même beau de les Aimer...



>>Soulmates Never Die<<

Contacts MSN qui se connectent, pas un pour me parler. 'And Now We're All Alone'
C'est la danse cybernétique ça, se connecter, se déconnecter, jouer son rôle sur la toile du Net, être ce que les autres souhaitent qu'on soit, une vaste comédie. On s'y complait souvent, comme dans tout joli mensonge, une attraction pour tous ces jeux, un jour on voit noir, le lendemain blanc et le jour d'après rose.
Valse des couleurs, tango des mots, ritournelle du faux.


*-je déteste ça en plus*
*-mais tu y restes*
*-oui*
*-c'est que t'es nulle*

**soupir**

Craquements minutieux des doigts, un par un, puis phalange par phalange.

*-tu verras quand tu auras de l'arthrose, tu feras moins la maligne*
*-oui Maman*

Regard sur mon écran d'ordinateur, sur la droite, le bracelet VIP Live8 accroché, memories and memories...Placebo...

*-c'était quand même bien*
*-je confirme*
*-ils me manquent*
*-à moi aussi*

**soupir**

Pas de musique, juste le silence, parce que c'est très parlant, et parce que moi, je trouve ça beau.

*-Beau ?*
*-oui*
*-comme quoi ?*
*-comme l'invisible*
*-je vois...*

**Soupir** ou quand les réflexes passés de pseudo dépressive reprennent.
On n"oublie pas comment être triste, c'est un fait. Se complaire dans son spleen, toujours sûrs de gagner, faire cela par peur de perdre : mauvais joueurs que nous sommes.
**Soupir**

*-c'est vrai c'est chiant de pas savoir*
*-savoir quoi ?*
*-comment tout voir en couleur*
*-Bin déjà, ouvre les yeux*
*O_o*
*-quoi ?*
*-non, rien*
*-t'es chiante*
*-je sais*

Tête posée sur mon épaule, respire ma peau, odeur de crème solaire, parce qu'il faut bien faire quelque chose de ses vacances. Emploi du temps chargé : dormir, flâner, attendre, dormir, rêver (?)...manger.
Poussée à l'extrême : vivement la rentrée...


*-tu t'ennuies ?*
*-un peu*
*-mens pas !*
*-beaucoup*
*-voilà*

Mal au coeur ce soir : 'tu devrais pas le dire'
Je suis ailleurs, ce soir : 'où est le mal ?'
Pas envie de parler, ce soir : 'tu peux toujours écrire'

**Soupir**...au cas où on manquerait de CO2...

*-tu crois qu'on en manquera ?*
*-tais-toi*

______________________________________________________________________...MoLk'S...

# Posté le lundi 08 août 2005 16:03

Modifié le vendredi 23 septembre 2005 16:30